David Berrué - Canyoning dans les Pyrénées-Orientales

Questions fréquentes

Le canyoning, c’est quoi ?

La descente de canyon (ou canyoning, ou canyonisme) consiste à suivre le lit d’une rivière encaissée.

La progression se fait à pied et à la nage, équipé d’une combinaison néoprène, d’un casque et d’un baudrier muni de longes (comme en via ferrata ou en accro-branche).

Sauts, toboggans, descentes en rappel et nage en eau-vive permettent de franchir les cascades, vasques et chaos de blocs rencontrés tout au long du parcours.

La descente de canyon empreinte à différentes cultures sportives. On y retrouve des techniques de progression venues de l’escalade, de l’alpinisme et de la spéléologie, en particulier la descente en rappel, ainsi que, dans une moindre mesure, des sports d’eaux-vives (canoë-kayak, hydrospeed).

La difficulté des canyons dépend de trois critères :

  • leur caractère aquatique (gestion de mouvement d’eau, importance des parties de nage) ;
  • leur technicité (dimension verticale, recours aux techniques de corde) ;
  • leur engagement général (durée de la descente, temps d’approche et de retour, échappatoires).

Sur le système de cotation en canyoning : http://www.canyoning.com/documents/cotation.pdf

 

A quelles difficultés correspondent les différents parcours proposés ?

Les parcours « découverte » consistent en ballades aquatiques accessibles à toutes et tous, avec ou sans recours aux techniques de corde. Pour vous familiariser avec le milieu, vous initier à l’activité de façon ludique et profiter, en toute décontraction, du grand air et du paysage.

Les canyons « sensations » invitent à une approche approfondie de la pratique, dans des gorges d’une belle ampleur où l’engagement reste mesuré mais où il est appréciable d’avoir un minimum de condition physique. Idéal pour une découverte sportive du canyoning.

On peut distinguer :

  • les parcours "sensations douces" : canyons accessibles à des groupes hétérogènes, où les sensations - en particulier sur les sauts - sont à la carte ;
  • les parcours "sensations fortes" : canyons possiblement mouvementés, pour public motivé, au cœur bien accroché...

Les canyons « aventure » sont de véritables excursions verticales, arrosées et possiblement mouvementées. Endurance et motivation requises : les temps de marche d'approche et de retour peuvent être conséquents.

Les canyons dits « expé ! » sont réservés aux publics expérimentés ou désirant le devenir...

 

Les sauts sont-ils obligatoires ?

Les sauts peuvent toujours être évités. Chaque obstacle peut être franchi soit en le contournant, soit en désescaladant, soit en descendant en rappel.

Plus vous choisissez une difficulté importante, cependant, plus il convient d’être prêt à sauter au moins à 5 ou 6m – ou alors c’est que le canyon n’est pas adapté à votre niveau.

La hauteur maximale des sauts proposés dépasse rarement les 8 à 9m. Il s’agit alors de sauts facultatifs que le guide – qui engage sa responsabilité – vous conseille ou vous déconseille, selon l’idée qu’il a pu se faire de votre aisance.

 

Faut-il savoir bien nager ?

Les portions de nage, en canyoning, sont généralement courtes. Quelques dizaines de mètres en général. Rien de terrible, donc, sauf qu’il faut tout de même s’apprêter à ne pas avoir pied et être prêt à mettre la tête sous l’eau (ne serait-ce qu’à l’arrivée des toboggans).

Dans les Pyrénées-Orientales, seul le canyon en eaux-chaudes de Thuès n'oblige pas à savoir nager.

 

Avoir le vertige pose-t-il problème ?

Le canyoning est une excellente façon de se confronter au vertige que l’on peut ressentir a priori. De fait, on n’est pas confronté au vide d’un seul coup. Il peut y avoir de la hauteur, mais dans un contexte où on se donne le temps de prendre confiance dans le milieu et dans le matériel qui permet d’y évoluer.

Après, tout dépend du type de vertige dont vous êtes victime. Si c'est un vertige du fait d'un manque d'habitude, comme le fait de ne pas habiter au cinquantième étage d'un gratte-ciel, par exemple, votre vertige sera facile à surmonter. Si vous êtes pris de nausées et de vomissements dès lors que vous debout sur une chaise, on est dans le cas d'un vertige pathologique peu compatible, assurément, avec l'activité canyoning !

 

Je n’ai jamais pratiqué l’activité, par quelle difficulté commencer ?

Plusieurs options sont possibles. Si vous êtes sportif, avez l’habitude d’efforts d’endurance ou crapahutez tout au long de l’année par monts et par vaux, vous pouvez très bien attaquer par les difficultés dites « sensation » ou « aventure ». Sinon, autant débuter par un canyon de découverte, histoire d’être sûr de ne pas vous faire peur et de ne pas trop peiner.

 

J’ai des problèmes de santé : puis-je participer ?

L’important, c’est d’en parler préalablement à votre guide. Et de lui signaler tous problèmes relatifs à votre condition physique et à d’éventuels antécédents médicaux dont on tiendra compte pour ne pas vous mettre en danger durant l’activité.

Des problèmes de dos, en particulier, vous rendent vulnérables lors des sauts... auxquels il faut savoir renoncer le cas échéant. Idem avec les épaules qui se déboitent. Les asthmatiques doivent penser à confier leur Ventoline à la pharma étanche du guide, les diabétiques leur insuline, etc.

 

Le canyoning, quelle histoire ?

Les premiers visiteurs des canyons sont les chasseurs et les pêcheurs à la recherche de spots et de nouveaux terrains de jeux. Certains canyons témoignent encore des équipements improvisés par ces derniers pour accéder à des vasques aussi poissonneuses que difficiles d’accès : câbles électriques, fils de fer, pitons bricolés… au regard de l’équipement faisant aujourd’hui référence, il y a de quoi frémir !

Certains cultivateurs de montagne ont pu également s’aventurer dans les canyons pour y construire des captages d’eau utiles à l’irrigation.

La primeur de ces usages est à garder en mémoire lorsque le partage des sites est en question. Inutile de dire que des groupes d’énergumènes s’amusant à sauter bruyamment de vasques en vasques y rend la pêche tout à fait improductive !

« Spéléo à ciel ouvert »

La première approche sportive des canyons est due à des spéléologues, à la fin du 19ème siècle. Parmi les pionniers : Edouard-Alfred Martel, Armand Jamet, Lucien Briet.

« Spéléo à ciel ouvert » ou « en plein air », les expéditions comprennent alors échelles, barques et canoës. La rivière souterraine de Bramabiau (Cévennes) et le canyon de l’Artuby (Verdon) sont parmi les premières explorations recensées.

Au début du XXème siècle, les Alpes-Maritimes, le pays Basque et la Sierra de Guara, en Espagne, voient se multiplier les expéditions.

Essor

Le développement de la pratique sportive du canyoning commence réellement après la seconde guerre mondiale. Les premiers topos-guides paraissent dans les années 70. Le matériel et l’équipement spécifiques se modernisent. Et c’est dans les années 80 que l’activité prend l’essor qu’on lui connaît aujourd’hui.

L’actualité de la pratique est désormais celle d’un sport accessible au grand public, nonobstant une bonne condition physique et une connaissance du milieu suffisante.

En France, sont habilités à encadrer le canyoning les moniteurs brevetés d’Etat spécialisés en escalade ou spéléo, les guides de haute montagne, certains accompagnateurs de moyenne montagne et quelques générations de moniteurs de canoë-kayak. Une formation préparant à un Diplôme d’Etat (DE) dédié a été mis en place en 2011.

Impact

Question environnement, face aux craintes de pollution, une étude d’impact sur le biotope des rivières parcourues en canyoning a été réalisée, en 1995, à la demande de la Fédération Française de Spéléologie. Il en ressort que si la principale nuisance tient au piétinement des zones de gravières et de sable, les parties rocheuses sont, elles, peu impactées.

Des conclusions qui invitent au respect de quelques règles simples : par exemple, marcher sur les bords du cours d’eau quand il n’y a pas assez de fond pour nager…

Mais, surtout, travailler à l'avenir de l'activité signifie de plus en plus veiller à une moindre gêne des riverains habitant à proximité de nos spots de pratique. Certains sites, en haute saison, sont pratiquement saturés. Et alors que le canyoning, dans l'imaginaire collectif, a supplanté le rafting, il revient aux guides spécialisés d'avoir une action pro-active en faveur du respect de lieux de pratique qui restent vulnérables.

 

 

 

 

Votre guide

David Berrué, moniteur breveté d’Etat escalade & canyoning.

Localisation

À moins d’une heure de Perpignan, d’Argelès ou de Font-Romeu.

Tous niveaux

Accessibles à tous !
De 7 ans à 77 ans !

Toute l'année !

Hiver et été !
Entre amis ou en famille.